Jennifer Jason Leigh : presqu’icône qui vous veut du bien

Jennifer Jason Leigh est une actrice aux choix professionnels audacieux qui aurait dû être oscarisée depuis un bail maintenant. Après un passage dans la team des séries Disney, elle essaie, comme tous les anciens de l’enseigne, de casser son image clean avec des projets de films plus ambitieux et sexys.

Sa carrière d’actrice est réellement lancée par Paul Verhoeven qui lui donne le premier rôle dans Flesh and Blood (La Chair et le Sang). Il dit, à l’époque, qu’« il n’existe pas de plus grande actrice en Amérique ». Elle fait aussi un passage remarqué dans le très underground Last Exit to Brooklyn en prostituée peroxydée et manipulatrice et joue pour Ron Howard dans Backdraft. Mais ce qui la fait vraiment connaître du grand public, c’est son interprétation de colocataire sociopathe dans Single White Female (J.F. partagerait appartement) de Barbet Schroeder :

Elle joue pour Robert Altman dans Short Cuts et Kansas City, pour les frères Cohen dans The Hudsucker Proxy (Le grand Saut) puis dans le très primé Dolores Clairborne. Les réalisateurs lui confient souvent le rôle complexe de jeunes femmes inquiètes ou inquiétantes. La liste de ceux qui la font jouer continue de faire tourner la tête : Jane Campion, Sam Mendes, le très branché Noah Baumbach (qui est également son ex mari), Brad Anderson… et son petit rôle dans la série culte Weeds est également très réussi. On la retrouve aussi dans existenZ de David Cronenberg pour un autre de ses rôles déjantés:

Presqu’icônique, seulement, Jennifer Jason Leigh, mais pourquoi? Ses transformations physiques régulières deviennent une spécialité : elle en devient difficile à reconnaître. Souvent, elle seconde un premier rôle surprenant ou récompensé qu’elle aide à sublimer mais qui lui fait de l’ombre (Bridget Fonda, Katy Bates…). Il arrive aussi, quand elle a le premier rôle féminin, que son partenaire soit tellement plus connu qu’il lui vole la vedette et les bons papiers (Tom Hanks, Jude Law, Robert De Niro, Christian Bale, Ben Stiller…). Elle sera forcément de ces acteurs qu’Hollywood ne reconnaîtra honteusement qu’à la fin de leur carrière, pourtant déjà exceptionnelle.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s